Edito
03 juillet, 2009

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http://www.jonathan-denis.com 
Comment sont nés Proust, Victor Hugo ou Verlaine... ? Par le texte, par le livre, par les journaux, les éditeurs bien entendu. Mais les temps ont changé et désormais les « écrivains » naissent à « C’est mon choix ». Voici le fabuleux destin littéraire de Jonathan DENIS qui a accouché dans le monde, non pas en 1983 à Montbéliard, mais en janvier 2003 en faisant son « coming out » chez Evelyne Thomas. Du coup cela a donné des ailes, une plume et de sacrées ambitions textuelles et télévisuelles à notre jeune ami. Merci à la real TV et à ses miroirs aux alouettes. Malheureusement le beau et grand Jo qui pourrait avoir des allures d’un frère Avrel des Dalton si on était médisant (mais on ne le sera pas c'est moche de s'attaquer au physique des gens et ce n'est pas professionnel) est sans doute l’écrivaillon le plus pathétique et dénué d’intérêt qui nous ait été donné d’observer sur le net. Aucune sorte de style, de verve, des idées convenues et démagogiques qui siègent mal avec un ego et un narcissisme démesurés. Avec un tout petit peu de talent on lui aurait pardonné son site si mal fichu, ses photos mal cadrés, ses extraits de romans dignes d’une mauvaise récitation de quatrième et ses poèmes démago et niais « La belle n’a qu’un amant /La beauté n’a qu’un seul ami/ Les souvenirs au vent /Les rires emportés par la pluie. » Oui, ce sont les rires qui nous emportent même si c’est cruel. Non je vous le dis mes amis, il n’y a rien à sauver chez Denis, un grand littérateur n’est pas né et c’est dommage, car un beau roman d'amour sur Billy Crawford et Lorie aurait été du plus bel effet.
http://www.hermaphrodite.com.fr 
Continuons donc notre passage en revue des revues littéraires de papier qui ont une vitrine sur le web, avec celle susnommée divinement « Hermaphrodite » qui mérite toute notre attention, notre catalogue « complimentaire » et plus encore. Le monde revuiste français est certes foisonnant, varié, « pluri-publicationnel » mais peu d’entre elles tiennent véritablement la route, le chemin de traverse syntaxique ou le contenu éditorial au bout de quelques numéro. Souvent on lit beaucoup d’esbrouffe, de « name droping » et de branlettes autoproclamées, des guéguerre d’ego et finalement rien de neuf chez tous ces petits jeunes qui aiment et veulent fêter le monde des lettres avec innovation, faire « entendre » ou lire leurs voix originales, leurs plumes acerbes ou passionnelles. « Hermaphrodite », revue nancéenne et « fière de lettres » donne envie de déménager dans l’Est de la France. On envierait presque l’indépendance, la maîtrise éditoriale et le savoir faire de ce petit groupe érudit, intègre et activiste sous la houlette de Valerian Lallement et de Philippe Kreps qui depuis quelques années évolue dans la forme et garde un fond rageur, décalé, tendrement obsédé. Depuis quelques temps « Hermaphrodite », la revue qui dénude et mélange les corps de ses rédacteurs est devenue aussi une maison d’édition qui fait du bien au marasme ambiant bercé par le doux copinage, les grands groupes de presse et les écrivains poseurs. Les éditions « Hermaphrodite » publie « Viva la merda » de Costes et l’excellent Yann Kerninon, dans des ouvrages qui valent le coup d’œil et qui osent faire ce que les autres ne font pas mais sans provocation gratuite, avec une vraie démarche intellectuelle (mais pas faite par des intello chiants). Bref de belles ambitions, la fréquentation de doux dingues géniaux comme Aslan, le grand peintre poilu du coït, Laborde au meilleur de sa forme, des interviews de Lefred-Thouron ou de Zoo, des dialogues imaginaires savamment orchestrés et j’en passe et des meilleurs. Le nouvel opus à paraître (8) est un spécial « Pornographie » que vous rêverez de posséder, de toucher, qui vous fera saliver de plaisir. Mon dieu que le mélange « transgenre » est excitant textuellement.
http://www.cerclenoir.com/ 
Nul besoin de faire une enquête attentive, scrupuleuse et de mettre tous les indics et les fins limiers de la littérature sur le coup pour le dire ; le cercle noir est véritablement une bonne adresse. Il faut en être. « Le Polar dans tous ses états », comme le présente son réalisateur l’écrivain Joseph Ouaknine est le rendez-vous idéal de tous les amateurs et les professionnels des séries noires, sombres et pas claires, en tous genres confondus, variés et pertinents. Panorama du noir et de ses camaïeux, actualités, agenda, critiques qui visent justes, qui font mouche, qui ne ratent pas leur cible, les mauvais garçons érudits et passionnés de meurtres crapuleux, de cavales , de « road movies » et de mystères offre un panel complet de la littérature et du cinéma qui rime avec « black » en english. Si ce site n’est pas encore un passage obligé, il le deviendra, c’est certain. A lire entre les lignes, les critiques de Bernard Renversat, l’œil renversant de la maison pas close mais ouverte sur les univers déjantés, sur le milieu, la mafia et la pègre. Bravo aux indics, aux contributeurs, beau boulot les gars, z’êtes pas des caves ! « Le noir, c'est un regard porté sur la réalité par une caméra objective, dirigée par quelqu'un qui ne l'est pas » a dit Pierre-Alain Mesplède. Tout est dit ! Le polar c’est tout sauf un ghetto. Armez vous de bonne humeur et d’un bon calibre, ces messieurs vous attentent !
http://guillaume.lanier.free.fr 
Pas facile de voir des projets titanesques qui vont au bout de leurs intentions dans les mondes virtuels ou ailleurs ailleurs sur le plancher des vaches. Guillaume Lanier nous présente depuis sa voiture (voir photo) son projet qui ressemble à une sorte de clafoutis littéraire. Une pâte feuilletée d’anticipation plein de fruits personnalisés à souhait par son conducteur d'automobile livresque. Une bonne petite tambouille courageuse dont le jeune homme est très fier et il y a de quoi. « Je ne suis qu'un français de la cuvée 1979 qui a traversé le système éducatif national et a regardé notre planète à travers le filtre télévisuel occidental. Titan en est le fruit. » dit notre auteur qui pose son récit en 2320. De manière optimiste puisqu’il reste encore à cette date des humains vivants sur la planète bleue. Lanier parle d'anticipation réaliste plutôt que de réelle SF. Il présente son « Projet Revival » sur un site plus efficace que graphique et on le regrette un peu pour un sujet si empli d’images et de représentations du futur plus réussies. Les dix premiers chapitres du roman « Titan », dédié aux espaces temps, sont téléchargeables gratuitement aux formats Word ou Pdf, ce qui est rudement sympathique et généreux. Titan est un roman singulier, avec son style bien à lui parfois un peu naïf et enfantin mais pas inintéressant, ponctué de dialogues très vivants, d’e-mails et d’histoires dans l’espace futur. Une vraie curiosité si on aime le genre et si on a du temps présent devant soi. Guillaume Lanier fait un appel du coude aux éditeurs (toujours depuis son auto) et lorsqu’il aura un peu gagné en maturité, le jeune homme doit pouvoir accoucher d’un nouveau monde littéraire bien à lui. « Partager des idées n'a jamais été aussi important. » dit-il pour conclure dans sa soumission. On est bien d’accord lorsque que la SF ne cache pas comme parfois de vilaines intentions, n'est-ce pas monsieur Dantec ?
http://www.ouaknine.fr.fm 
Depuis les nombreuses années où j’arpente de mes clics furieux le web littéraire, il est des noms qui reviennent souvent, qu'on lit régulièrement sans trop savoir qui ils sont véritablement, des gens actifs en tous cas, et c’est là bien l’essentiel. Joseph OUAKNINE est de ceux-là. Malgré un patronyme pas facile à orthographier correctement si on n’utilise pas l’option « copié collé » de son navigateur, l’ami Joseph est écrivain, nouvelliste, poète, peintre, et webmaster. Pour ma part je trouve que c’est webmaster qu’il est le moins bien, le moins bon. Son site en témoigne, il est, pour ainsi dire un peu vieillot quoi que sympathique et musical. En « home» comme on dit dans notre monde, il y a une photo de Joseph à l’âge de l’enfant Jésus qui fait des clins d’œil coquins. Une admiratrice anonyme nous apprend plein de choses sur lui et notamment qu’il est né le 8 février 1957 à Rabat et ne connaîtra qu’à 9 ans son identité réelle. Ca commence comme un polar et cela pique notre curiosité surtout que Jo. est adhérent de bon nombre d’organismes et a reçu des tas de prix littéraires. Dans un style dès plus correct et maîtrisé, son catalogue nous propose les ouvrages de Jo qui naviguent entre ésotérique, fantastique, policier, préhistorique et autobiographique. Magique non ? Mais moi ce qui me plait et m’intrigue par dessus tout c’est que Joseph OUAKNINE fait des livres personnalisés, reliés cuir et faits main à la manière de vieux grimoires. Et là je me met à rêver surtout que ce n’est pas trop cher, 15 ou 20 euros à avoir mon propre livre et à en faire la publicité gratuite, si je suis un lecteur satisfait. Pour cela, il me suffit de choisir les quelques prénoms (féminins et masculins) que je veux donner aux acteurs de mon roman de Jo. A moi. Alors voilà Joseph, J’aimerais un livre pour tester la chose et voir si ce n’est pas une arnaque virtuelle. Merci de mettre ces prénoms : "Dick Reader", "Angelica", "Loz", "Lolita Pille" et "Art Hunter". Au plaisir de vous lire. (à suivre…)
 
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